











Biographie d’un génie, explication de ses œuvres et de leur influence sur l’histoire de la musique, une somme à découvrir !







Vous êtes un professionnel? Réalisez votre propre ouvrage Chronique!
Auteur : Christopher Dobson
ISBN : 978-2205-05675-4
Couverture cartonnée
168 pages - Format : 23 cm x 29 cm
Lorsque l’humanité enfante d’un monstre comme Adolf Hitler, il ne suffit pas de dire : " Plus jamais ça. " Il faut aussi s’efforcer de comprendre par quels mécanismes un homme a pu en arriver là. C’est ce à quoi s’attache cet ouvrage.
Adolf Hitler eut-il jamais conscience qu’il deviendrait l’incarnation du Mal ? Assurément pas. Durant toute sa carrière, Adolf Hitler eut la certitude d’être investi d’une mission supérieure. Avec la conviction que son empire durerait mille ans. Jusqu’à ce que le drapeau rouge flotte sur Berlin. Jusqu’à ce que son édifice, en apparence indestructible, s’effondre. Jusqu’à ce que lui-même décide d’en finir.
Les bénédictins du monastère dans lequel il suivit sa scolarité en étaient convaincus : ce garçon avait tout pour devenir prêtre. Lui voulait être artiste-peintre.
Eva Braun, connue pour avoir partagé sa vie, se suicida avec lui dans le bunker de Berlin. Mais qui sait qu’Adolf Hitler fut un sentimental impénitent ? Il n’a que dix-sept ans quand, déjà, il songe à se donner la mort pour l’amour d’une jeune fille. Et nombreuses sont les femmes dont il s’éprendra et qui succomberont à ses avances. Que lui trouvaient-elles ?
On dit que l’on naît chef. Hitler, lui, l’est devenu. Durant la Première Guerre mondiale, ses supérieurs se désolaient que rien ne le prédispose à assumer des responsabilités. Trois ans plus tard, il s’emparait pourtant de la présidence du NSDAP, le parti nazi. Il n’avait que 32 ans. Que s’était-il passé ?
Chez Hitler, les juifs étaient une obsession. Mais d’où lui vint cette haine ? En tout cas pas de l’aumône qu’un juif hongrois lui fit d’un manteau, un jour de décembre 1909, alors qu’il n’était qu’un clochard parmi d’autres à errer dans la capitale de l’Autriche. On sait hélas ce qu’il advint. De la rédaction de Mein Kampf (1924) à la conférence de Wannsee (1942), il annonça, conçut et planifia la guerre totale qu’il allait livrer aux juifs.
Contrairement à beaucoup de dictateurs, Hitler ne s’empara pas du pouvoir : il y fut porté. La défaite de 1918, l’humiliant traité de Versailles, l’occupation de la Ruhr et la terrible crise sociale expliquent pour une bonne part son ascension. Mais rien n’aurait été possible s’il n’avait pas été un redoutable orateur et s’il n’avait pas calqué sa propagande sur celle conçue… par la Grande-Bretagne durant la Première Guerre mondiale.
Procurer un emploi à chacun, moderniser son pays, développer son industrie furent aussi ses ambitions. Ainsi engagea-t-il un programme d’autoroutes et lança-t-il personnellement la construction d’une voiture à la portée de tous, la « voiture du peuple » : la Volkswagen.
Ses adversaires, au sein du peuple allemand, ne furent pas toujours ceux que l’on croit. C’est des rangs conservateurs et réactionnaires que ses pires ennemis, qui fomentèrent à plusieurs reprises des attentats contre lui, étaient issus. Eux le méprisaient, lui les haïssait. Avec Hitler, l’Allemagne devait prendre sa revanche sur la défaite de 1918. Avec l’Allemagne, c’est sur la Prusse, sur les aristocrates et sur la haute hiérarchie militaire que Hitler voulait, lui, prendre une revanche personnelle.
Soixante ans après sa mort, l’ombre d’Hitler plane encore sur l’Europe. Le bilan de ses douze années de pouvoir s’établit en millions de morts. Avec cette interrogation, lancinante : comment cela fut-il possible ? Et cette autre : pourquoi une telle fascination ? C’est à ces questions que cet ouvrage tente de répondre, à travers celle qui est rarement posée : mais qui était vraiment Adolf Hitler ?