







Biographie d’un génie, explication de ses œuvres et de leur influence sur l’histoire de la musique, une somme à découvrir !











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Auteur : Georges Daniel
Dossier actualisé : Michel Marmin et Bruno Larebière
ISBN : 978-2205-05740-9
Couverture cartonnée
168 pages - Format : 23 cm x 29 cm
La candidature de la Turquie à l'entrée dans l'Union européenne est la grande question du jour. Celle qui, en France, divise la classe politique et l'opinion publique. Les Turcs, eux, sont pratiquement unanimes à affirmer leur vocation européenne et leur ancrage dans la modernité occidentale. Et ils font valoir un héritage qu'ils n'ont jamais trahi : celui du créateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk. L'un des hommes d'État les plus fascinants du xxe siècle.
En 1914, la Turquie est encore le centre de l'Empire ottoman. Mais celui-ci est moribond. Ses possessions n'ont cessé de se réduire et ses institutions sont à bout de souffle. Il s'engage pourtant dans la Première Guerre mondiale, aux côtés de l'Allemagne et de l'Autriche. Cette alliance lui coûtera très cher en 1918, à l'heure de la défaite. Mais pendant la guerre, un brillant général se couvre de gloire contre les Alliés et révèle des dons exceptionnels d'organisateur, ainsi qu'un caractère inébranlable. Il s'appelle Mustafa Kemal.
Cependant, Mustafa Kemal ne se contente pas de faire la guerre. Il pense intensément à l'avenir et comprend très vite que seule une révolution profonde pourra guérir son pays, que l'on appelle « l'homme malade de l'Europe ». Il sait toutefois qu'une révolution politique n'aura de chance de réussir que si elle est appuyée sur une révolution culturelle.
Après la Première Guerre mondiale, Mustafa Kemal s'impose comme l'homme de la situation. Parvenu au pouvoir, il proclame en 1923 la République, dont il est le premier président. Il a alors 43 ans. Il va mettre dès lors en œuvre la révolution dont il rêve à marche forcée. Mais aussi avec réalisme. En 1924, il fait adopter une Constitution qui fait de la Turquie un État laïc, cas unique dans le monde musulman. Il poussera très loin la modernisation et l'occidentalisation, jusque dans la façon de se vêtir. Il donnera le droit de vote aux femmes en 1935, dix ans avant la France, et il imposera l'alphabet latin pour la langue turque.
Lorsqu'il meurt en 1938, Mustafa Kemal laisse un pays qui, en moins de quinze ans, a fait des progrès de géant. Il sait qu'il reste encore beaucoup à faire, mais il a posé des bases solides. En 1934, il a été officiellement appelé Atatürk – « le père des Turcs ». Son histoire est l'une des grandes épopées du xxe siècle.